Les ouvrages de protection aux inondations

Le barrage de Sénéchas

Localisation barrage Sénéchas

Le bassin de la Cèze possède un barrage écrêteur de crue : il réduit la dynamique de l’écoulement des pluies en amont pour limiter le phénomène inondation en aval. Propriété du Département du Gard, construit au début des années 70 suite à la grande crue de 1958, le barrage de Sénéchas est implanté sur la Cèze juste en aval de la confluence avec l’Homol.

Aussi, il n’a aucune action sur les précipitations tombant en aval du barrage ou sur les autres affluents de la Cèze, comme démontré lors de la grande crue de 2002. Les principales communes bénéficiant de la régulation des débits par ce barrage sont Bessèges et St Ambroix.

En cas de rupture de l’ouvrage, les 25 communes situées immédiatement à l’aval du barrage seraient impactées par l’onde de submersion dont l’emprise serait supérieure à celle de la crue de référence. C’est pourquoi le Conseil Général du Gard assure une surveillance permanente de l’ouvrage et a mis en place un Plan d’Alerte, spécifique au barrage, fixant les stades d’interventions pouvant aller jusqu’à l’évacuation de la population aval.

Barrage Senechas

Les digues

La digue est un ouvrage longitudinal au cours d’eau, offrant une protection contre les crues. Les services de l’État recensent et hiérarchisent les digues en fonction de leur intérêt pour la protection des populations et du risque qu’elles engendrent. Sur le bassin de la Cèze on compte, 6 digues protégeant des populations et 11 ouvrages plus petits protégeant des terres agricoles.

Les digues sont une protection à double tranchant. Lors d’une crue, les efforts subis par un ouvrage sont tels qu’ils peuvent mener à sa rupture. Les enjeux situés en arrière de la digue sont alors soudainement exposés à une vague de submersion dont la violence est beaucoup plus importante que ce qui aurait été observé naturellement sans l’ouvrage. Les digues doivent par conséquent faire l’objet d’une surveillance attentive et d’un entretien régulier afin d’en anticiper les ruptures.

©Artur_Rainho